Statut général des fonctionnaires de la fonction publique hospitalière

Statuts de la fonction publique hospitalière

Les statuts des psychologues de la fonction publique hospitalière se fondent sur la loi n 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires (Loi dite loi Le Pors) et la loi n86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière et leurs modifications successives.

Ces textes renvoient au statut général des fonctionnaires. Les psychologues ont un statut particulier : décret n91-129 du 31 janvier 1991 (et ses circulaires) développé plus bas.

Dispositions générales applicables aux agents contractuels
(dont les psychologues contractuels) de la fonction publique hospitalière

Les articles 3 de la loi 83-634 du 13 juillet 1983 (titre I) et les articles 9, 9-1 et 10 de la loi 86-33 du 9 janvier 1986 modifiée (titre IV) cadrent l'emploi des contractuels hospitaliers : ils sont employés pour des remplacements momentanés (CDD), des missions permanentes sur des temps inférieurs au mi-temps (sur un CDD ou un CDI), pour remplacer la vacance d'un poste (CDD d'1 an maximum) et pour accomplir une mission occasionnelle (CDD d'1 an maximum).

Pour en savoir plus sur les conditions d'emploi des psychologues contractuels dans les hôpitaux, consultez le décret n91-155 du 6 février 1991 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels des établissements mentionnés à l'article 2 de la loi n 86-33 du 9 janvier 1986 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière. Ce décret a été modifié lui-même par le décret n2015-1434 du 5 novembre 2015 portant diverses dispositions relatives aux agents non titulaires de la fonction publique hospitalière.
Voyez aussi plus bas la circulaire nDGOS/RHSS/2012/181 du 30 avril 2012.
Voyez aussi la loi n2012-347 du 12 mars 2012 relative à l'accès à l'emploi titulaire et à l'amélioration des conditions d'emploi des agents contractuels dans la fonction publique, à la lutte contre les discriminations et portant diverses dispositions relatives à la fonction publique.
Pour la question de la rémunération des contractuels, notez la décision n14VE01199 du 2 juin 2015 de la Cour Administrative d'Appel de VERSAILLES qui rappelle et clarifie les règles en la matière (à noter qu'il se peut que cette décision ne soit plus d'actualité depuis le décret du 5 novembre 2015 qui recadre plusieurs dispositions anciennes).

Voyez aussi, pour la question du temps FIR des psychologues contractuels de la FPH, cette lettre-circulaire d'août 1995 qui dit que l'organisation du temps de travail des psychologues contractuels (FIR compris) s'établit avec le chef de service et l'accord de l'administration. Je n'ai pas lu que cette circulaire ait été abrogée : elle semble donc toujours pouvoir faire référence. Cependant, je vous informe d'une décision en Conseil d'État de mai 2012 dont je parle plus bas (suivre ce lien) qui grosso modo confirme les termes de cette lettre-circulaire (les contractuels peuvent bénéficier d'un temps FIR dans les conditions fixées par le chef d'établissement, et en fonction des contraintes liées à l'organisation du service).

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Statut particulier des psychologues de la FPH

Le psychologue titulaire ou stagiaire de la FPH est un fonctionnaire, contrairement au contractuel.

Décret n91-129 du 31 janvier 1991
portant statut particulier des psychologues de la fonction publique hospitalière

Le décret n91-129 du 31 janvier 1991 portant statut particulier des psychologues de la fonction publique hospitalière précise les dispositions concernant les psychologues : personnels de catégorie A, fonction des psychologues, mode de recrutement, grades (classe normale, hors classe) et autres dispositions diverses et transitoires.

Dans son article 2, les psychologues des établissements veut bien dire que nous sommes affectés à un établissement, pas à un Service ni à un Pôle. C'est là que réside notre autonomie, notre supérieur hiérarchique étant le Directeur (investi du pouvoir de nommination, seul habilité à signer nos feuilles de notation). C'est en tous cas ce que j'ai compris de la bouche de psychologues ayant vécu les négociations au Ministère à cette époque.
Notre autonomie de travail auprès du patient mais aussi l'intrication de ce travail dans une équipe pluridisciplinaire apparaîssent clairement dans ces phrases : Les psychologues [...] exercent les fonctions, conçoivent les méthodes et mettent en oeuvre les moyens et techniques correspondant à la qualification issue de la formation qu'ils ont reçue. À ce titre, ils étudient et traitent, au travers d'une démarche professionnelle propre, les rapports réciproques entre la vie psychique et les comportements individuels et collectifs afin de promouvoir l'autonomie de la personnalité. Ils contribuent à la détermination, à l'indication et à la réalisation d'actions préventives et curatives assurées par les établissements et collaborent à leurs projets thérapeutiques ou éducatifs tant sur le plan individuel qu'institutionnel.
Notre autonomie nous est également conférée par le fait que nous ne soyons pas paramédicaux (voir rubrique sur les professionnels de santé) ; il reste donc le Directeur comme seul supérieur hiérarchique... et maintenant le chef de pôle depuis la loi HPST en ce qui concerne l'autorité "fonctionnelle" (cf. plus bas).

C'est ce même article 2 qui, dans ses 3 et 4 alinéas, institue un temps pour entreprendre, susciter ou participer à tous travaux, recherches ou formations que nécessitent l'élaboration, la réalisation et l'évaluation de leur action (3 alinéa) et, en outre, ils peuvent collaborer à des actions de formation organisées, notamment, par les établissements mentionnés à l'article 1er ou par les écoles relevant de ces établissements (4 alinéa), ce qui, donc, peut nécessiter un déplacement hors établissement lors de ce temps recherche-formation, sans parler de la dématérialisation du lieu de travail rendue possible par le réseau internet.

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Circulaire nDGOS/RHSS/2012/181 du 30 avril 2012
relative aux conditions d'exercice des psychologues
au sein des établissements mentionnés
à l'article 2 de la loi du 9 janvier 1986
portant dispositions statutaires relatives
à la Fonction Publique Hospitalière

Cette nouvelle circulaire, nDGOS/RHSS/2012/181 du 30 avril 2012, relative aux conditions d'exercice des psychologues, dont le résumé indique qu'on y traite de l'organisation de la profession de psychologue (cf. paragraphe suivant), est rédigée en 3 parties additionnées d'une annexe.

  • La première partie, sur le recrutement, s'attache notamment à défendre l'idée que les psychologues sur des postes permanents à temps complet doivent être, autant que faire se peut, fonctionnaires et non pas contractuels.
  • La deuxième partie, sur la répartition du temps de travail, le contenu du temps FIR, l'accès à ce temps et son compte-rendu annuel, rappelle d'abord notre fonction clinique et notre autonomie. Elle établit noir sur blanc que les cadres, cadres supérieurs de santé ou directeurs des soins ne peuvent assurer d'autorité hiérarchique sur les psychologues hospitaliers. En outre, le temps FIR est posé comme indispensable pour les psychologues sur emplois permanents (contractuels ou fonctionnaires).
    • Contenu du temps FIR.
      Le contenu du temps FIR est délimité de la façon suivante :
      • travail d'évaluation prenant en compte la dimension personnelle du psychologue,
      • actualisation des connaissances,
      • participation, impulsion, réalisation et communication de travaux de recherche,
      • participation et collaboration aux formations auprès des personnels des établissements visés à l'article 2 du titre IV et auprès des écoles ou centres de formation qui y sont rattachés,
      • accueil des étudiants-stagiaires en psychologie (attention : je note que cette fonction, dans l'annexe de la circulaire, est classée hors FIR dans une rubrique "Activités cliniques institutionnelles").
    • Répartition et accès au temps FIR.
      L'accès au temps FIR est désormais fixé lors de l'entretien annuel avec le "responsable hiérarchique désigné" (?). Pour évaluer le temps consacré à la fonction FIR, il est attendu que le psychologue énonce ses besoins individuels d'une part, d'autre part son investissement dans les projets institutionnels
      Or, cette phrase qui définit la répartition du temps de travail selon un maximum d'1/3 temps prête à confusion en raison de la mention et de son investissement dans les projets institutionnels. En effet, on pourrait alors avoir 2 lectures :
      • la première serait que le temps FIR est limité à un tiers temps,
      • la deuxième serait que le temps FIR + le temps dans les projets institutionnels représenteraient ensemble un maximum d'un tiers du temps de travail ;

      Je ne sais pas ce que le rédacteur, Félix FAUCON, a voulu dire exactement. En effet, la précédente circulaire instituait que le temps "collège de psychologues", qui à mon avis relève pour partie de l'institutionnel, faisait partie du temps (et du contenu!!!) FIR : il y avait déjà de l'institutionnel dans le FIR.
      Alors 1/3 temps = temps FIR ou bien 1/3 temps = temps FIR + temps institutionnel ? Il faudrait donc une circulaire pour interpréter la circulaire !?
    • Compte-rendu du temps FIR.
      Le compte-rendu annuel de l'utilisation du temps FIR doit être individuel.
  • La troisième partie, outre une présentation succinte de la révision de la fiche métiers (qui figure en annexe), traite essentiellement de la "struturation d'une représentation de la profession" de psychologue de la FPH : collèges de psychologues, services de psychologie (cf. paragraphe suivant).
    Il est proposé que des établissements volontaires fassent l'expérimentation de cette structuration et des missions dévolues à cette structure de septembre 2012 à septembre 2014; à la suite de quoi ces structures devront exister sous une forme décidée en concertation avec les psychologues de chaque établissement.
    Les missions de ces collèges de psychologues ou services de psychologie sont déclinées en 3 volets : un volet clinique, un volet formation/recherche, un volet administratif.
    • Volet clinique.
      En fait de volet clinique, il s'agira de rédiger un projet de psychologie en cohérence avec le projet médical, lui-même cohérent avec le projet d'établissement, lui-même cohérent avec la politique du Ministère.
      Il s'agira également de produire un bilan d'activité annuel.
    • Volet formation/recherche.
      La circulaire distingue 2 sous-volets selon que la mission visée ressort du temps FIR ou pas.
    • Volet administratif.
      Participation au recrutement (dont analyse des besoins en recrutement) et à la procédure de notation sont au menu de ce volet administratif, qui est le plus "novateur".
  • L'annexe : Fiche "psychologues" du Répertoire des métiers de la Fonction Publique Hospitalière.
    Cette annexe présente l'avantage de bien nous situer comme non professionnels de santé en nous mettant dans la famille social, éducatif, psychologie.
    Elle parle d'une démarche professionnelle propre (termes identiques à ceux du décret 91-129) et rappelle ainsi notre autonomie de travail.
    Entre autres, cette fiche métier prévoit que nous élaborions un projet psychologique de pôle et un projet psychologique d'établissement et qu'en outre nous contribuions aux projets de pôle et d'établissement.

Notez ces précisions apportées par décision en Conseil d'État n345735 du 16 mai 2012 suite à une requête du SNP concernant le caractère non "accessoire" des activités FIR et ses conséquences en matière de rémunération complémentaire - cumul d'activité (entre autres : "L'activité accessoire ne peut être exercée qu'en dehors des heures de service de l'intéressé"), mais également répondant sur le fait que (cf. "Analyse" de cette décision) "la circulaire attaquée [...] n'a pas pour objet et ne saurait avoir légalement pour effet d'exclure la possibilité pour les intéressés [=les contractuels] de se consacrer, dans les conditions fixées par le chef d'établissement, et en fonction des contraintes liées à l'organisation du service, à des travaux, recherches ou formations de la nature de ceux prévus par l'article 2 du décret du 31 janvier 1991", autrement dit les psychologues contractuels peuvent disposer d'un temps FIR en accord avec le chef d'établissement et en fonction des contraintes liées à l'organisation du service.

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Circulaire nDGOS/RH4/2012/396 du 26 novembre 2012
Expérimentation de la structuration institutionnelle
de l'activité des psychologues de la FPH

La circulaire nDGOS/RH4/2012/396 du 26 novembre 2012 relative à la mise en oeuvre de l'expérimentation de la structuration institutionnelle de l'activité des psychologues de la fonction publique hospitalière précise notamment que :

  • l'expérimentation se fera bel et bien sur 2 ans, de janvier 2013 à décembre 2014,
  • les établissements volontaires pour cette expérimentation peuvent se signaler jusqu'au 30 novembre 2013 (après présentation indispensable au CTE),
  • une boîte mail dédiée de la DGOS sera ouverte pour l'occasion,
  • les établissements devront rendre compte tous les 6 mois de l'avancement de l'expérimentation via le questionnaire en annexe 2 de la circulaire (dans laquelle on remarquera que la DGOS a déjà imaginé des écueils possibles à cette expérimentation),
  • tous les 6 mois également, un comité de suivi se réunira autour de la DGOS avec les organisations syndicales représentatives de la FPH, des représentants de la FHF et des représentants des établissements expérimentateurs (qui ?).

La circulaire envisage 3 axes principaux aux missions de ces structures institutionnelles (cf. partie 6 de l'annexe 1) :

  • projet de psychologie
  • formation/recherche
  • administratif (recrutement, notation).

En septembre 2016, la DGOS donnait ses conclusions dans un document lors du comité de suivi.

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Pour aller plus loin : accès direct des patients aux psychologues de la FPH

Au regard du décret n91-129 du 31 janvier 1991, lorsque des nouveaux patients sont en demande de prise en charge psychologique, leur accès direct au psychologue est tout à fait envisagé par le Ministère de la santé, sous condition notamment de protocoles organisant les responsabilités des psychiatres et des psychologues dans ces cas de figure.
En savoir plus

Quant à la charte du patient hospitalisé, elle indique que "Toute personne peut également choisir son praticien sous réserve que les modalités d'organisation de l'établissement ne s'y opposent pas". On y parle donc de praticien, ce vocable me semblant renvoyer strictement aux membres du corps médical, pas aux autres professionnels de santé, et encore moins aux non-professionnels de santé que nous sommes.

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Le psychologue n'est pas un professionnel de santé (pas paramédical)

Un mot sur "les professionnels de santé" que nous ne sommes pas

La liste des professionnels de santé figure dans la quatrième partie de la partie législative du code de la santé publique.
Comme les psychologues n'y figurent pas, cela veut dire que les psychologues ne sont pas des professionnels de santé, que la profession de psychologue n'est pas une profession paramédicale.

Le fait que les psychologues ne soient pas "professionnels de santé" fonde donc le fait que nous ne soyons pas paramédicaux (voir aussi plus bas le paragraphe sur le décret n91-129 du 31 janvier 1991). Cette particularité de notre statut pose des problèmes concernant nos écrits (voir la page sur les écrits) mais aussi concernant le secret professionnel (notamment sur le plan du partage du secret avec les membres de l'équipe!).

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Autorité fonctionnelle

Loi n2009-879 du 21 juillet 2009 (Loi HPST)
Autorité fonctionnelle du chef de pôle

Décret du 11 mars 2016
Autorité/missions des responsables d'UF et de département, etc.

L'article 13 de la loi HPST indique que le chef de pôle a autorité fonctionnelle sur l'ensemble de son personnel :
Le praticien chef d'un pôle (...) organise, avec les équipes médicales, soignantes, administratives et d'encadrement du pôle, sur lesquelles il a autorité fonctionnelle (...).

La notion d' "autorité fonctionnelle" apparaît à l'hôpital en 2004 avec la nouvelle gouvernance. Elle est dévolue au chef de pôle. Elle se différencie de l'autorité hiérarchique (détenue par le Directeur) notamment par l'absence du pouvoir de nommination et de gestion des carrières : avancement, mutation.
Néanmoins, cette notion d'autorité fonctionnelle, du fait de la signature d'un contrat de pôle avec le directeur, semble permettre au chef de pôle d'organiser le fonctionnement du pôle : affectation des agents, fiches de postes.

Voir aussi à la page "missions de l'hôpital" pour plus d'infos sur la loi HPST.

Le décret n2016-291 du 11 mars 2016 relatif à la commission médicale d'établissement, au règlement intérieur et aux fonctions de chefs de services et de responsables de départements, unités fonctionnelles ou structures internes des établissements publics de santé imprime une nouvelle responsabilité aux médecins responsables d'UF, de départements et autres chefs de service etc. en instituant une déclinaison des missions du chef de pôle à leur niveau.
Le décret prévoit qu'ils soient formés pour exercer ces nouvelles missions/responsabilités. Bien évidemment, ils endossent désormais une autorité fonctionnelle dans les structures dont ils ont la responsabilité. Ils sont nommés pour 4 ans par le directeur (selon des modalités définies par ce décret).

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Protection des fonctionnaires
Articles 11 et 11 bis A de la loi n83-634 du 13 juillet 1983
Circulaire 2B 84 et FP3 n1665 du 16 juillet 1987

Notre statut (statut général, valable donc pas uniquement pour les psychologues de la fonction publique hospitalière mais pour tous les agents de cette fonction publique, article 11 et article 11 bis A de la loi n83-634 du 13 juillet 1983 et les circulaires 2B 84 et FP3 n1665 du 16 juillet 1987) prévoit une protection lorsque la "faute" n'est pas une faute personnelle détachable de l'exercice de nos fonctions : c'est la collectivité publique qui sera attaquée au civil (dommages et intérêts).

De même, au pénal, la collectivité publique est tenue d'apporter sa protection, toujours si la faute n'est pas "personnelle".

La faute personnelle, par opposition à la faute de service, est définie par la jurisprudence comme «la faute commise matériellement en dehors du service ou la faute particulièrement grave et inexcusable, notamment intentionnelle, commise à l'intérieur du service».
Lorsque la faute est attribuée en partie à l'administration et en partie à l'agent, le juge administratif en fixe les proportions.

Les textes parlent d' «élever le conflit d'attribution» pour signifier qu'il est demandé de répartir les proportions de responsabilité entre le service et le fonctionnaire.

Ces dispositions sont applicables aux non titulaires : les contractuels sont eux aussi protégés.

D'après ce que j'ai lu ailleurs, si un fonctionnaire est attaqué au pénal pour une faute qui n'est pas détachable de l'exercice de ses missions, il informe son directeur. Une demande de déclinatoire de compétence est adressée au tribunal par le Préfet (saisie du tribunal par le Préfet) : cela revient à demander au tribunal judiciaire de se déclarer incompétent parce qu'il ne s'agit pas d'une faute personnelle de l'agent.

Vous pouvez aussi vous référer à la circulaire B8 n2158 du 5 mai 2008 émanant de la direction générale de l'administration et de la fonction publique ainsi qu'à l'article 121-3 du code pénal.

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Protection sociale des fonctionnaires hospitaliers

Il ne faut pas confondre les dispositions qui précèdent avec ce que l'on appelle la protection sociale des fonctionnaires hospitaliers à propos de laquelle je signale la publication d'un guide en ligne actualisé au 1er juin 2015 sur le site du Ministère de la santé.

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Temps de travail et organisation du travail

Le temps de travail et l'organisation du travail sont régis par le décret n2002-9 du 4 janvier 2002 ainsi que la circulaire DHOS/P1 n2002-240 du 18 avril 2002.

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Réduction du temps de travail des psychologues de la fonction publique hospitalière

Notre temps de travail est réglementé par le protocole sur la réduction du temps de travail dans la fonction publique hospitalière du 27 septembre 2001. Un arrêté du 24 avril 2002 indique que les psychologues font partie des personnels qui exercent des fonctions d'encadrement. Et l'article 12 du décret 2002-9 indique que les personnels exerçant des fonctions d'encadrement définies par arrêté peuvent choisir annuellement entre un régime de décompte horaire et un régime de décompte en jours de leur durée de travail. Dans ce dernier cas, ils bénéficient de 20 jours de réduction du temps de travail.
Ces 20 jours de RTT s'entendent pour un temps plein à 39 heures par semaine.

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Congés annuels

Les règles applicables pour les congés annuels sont contenues dans le décret n2002-8 du 4 janvier 2002 qui traite, parmi d'autres thèmes : du nombre de ces jours en fonction du temps de travail, des congés supplémentaires, de la période d'été (3 semaines consécutives), de la priorité de choix pour les agents chargés de famille, de la règle des 31 jours consécutifs maximum et des compensations de jours fériés.

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Temps partiel

Les règles applicables pour le temps partiel sont contenues dans le décret n82-1003 du 23 novembre 1982.

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Astreintes des psychologues de la fonction publique hospitalière

Par arrêté du 24 avril 2002 paru au JO n103 du 3 mai 2002 (page 8125) fixant la liste des corps, grades ou emplois autorisés à réaliser des astreintes, les psychologues ne figurent pas parmis ces personnels.

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Recrutement des psychologues de la fonction publique hospitalière

C'est toujours le décret n91-129 du 31 janvier 1991 modifié portant statut particulier des psychologues de la fonction publique hospitalière qui fixe ces conditions, mais il a été modifié par le décret n2010-1323 du 4 novembre 2010 portant modification de divers statuts particuliers de la fonction publique hospitalière (article 4 notamment). Ce n'est plus le préfet de région qui ouvre le concours, mais l'autorité investie du pouvoir de nomination (le directeur).

La liste des diplômes ouvrant accès au concours sur titres est fixée par l'arrêté du 10 janvier 2008.

Concernant la composition du jury des concours sur titres prévu à l'article 3 du décret n91-129 du 31 janvier 1991 portant statut particulier des psychologues de la fonction publique hospitalière, c'est l'arrêté du 26 août 1991 (modifié) qui la fixe.

Je rappelle ici aussi que les avis de concours ne paraissent plus au Journal Officiel !
Depuis le décret 2012-1154 du 15 octobre 2012 (article 5), ils sont affichés dans l'établissement qui organise le concours, à l'ARS, en Préfecture ainsi que sur les sites internet de toutes les ARS (qui doivent toutes relayer mutuellement l'information). L'instruction nDGOS/RH3/RH4/DGCS/4B/2012/378 du 5 novembre 2012 précise les modalités de réalisation du décret. La publication des avis de vacance de poste doit aussi de faire via les sites internet des ARS.

Pour être exhaustif sur le sujet, je vous renvoie aux articles 29, 32 et 36 de la loi 86-33 ("Titre IV") : c'est le directeur qui assure la publicité des postes vacants. Il peut recruter un agent venant d'un autre établissement (je n'ai pas trouvé le terme de "mutation" dans cette loi, mais il semble bien que ce soit de cela qu'il s'agisse dans ces articles).

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Accès à l'emploi titulaire
Amélioration des conditions d'emploi des agents contractuels
Modalités du concours réservé

Voici quelques liens que je fais figurer ici car ils concernent encore le recrutement de psychologues de la FPH (ainsi que d'autres agents) : à propos des concours "réservés". Cependant, c'est une question que je n'ai pas approfondie, comme d'autres questions plus éloignées de la clinique : ne m'interrogez pas sur ce point car je ne saurais pas vous en dire plus que ce que ces textes en disent!

  • Circulaire nDGOS/RH4/2015/71 du 12 mars 2015 dans laquelle la ministre de la santé rappelle aux hôpitaux qu'il y a des objectifs à atteindre en matière d'accès à l'emploi titulaire.
  • Instruction nDGOS/RH4/2013/392 du 28 novembre 2013 relative à la mise en oeuvre de la loi n2012-347 du 12 mars 2012 [...] et à son suivi
  • Arrêté du 6 juin 2013 pris en application de l'article 8 du décret n2013-121 du 6 février 2013 et fixant la nature des épreuves et les règles d'organisation générale des concours réservés pour l'accès au corps des psychologues de la fonction publique hospitalière
  • Circulaire nDGOS/RH4/DGCS/2013/138 du 4 avril 2013 relative à la mise en oeuvre du décret n2013-121 du 6 février 2013
  • Article 8 du décret n2013-121 du 6 février 2013 pris pour l'application du chapitre III du titre Ier de la loi n 2012-347 du 12 mars 2012 relative à l'accès à l'emploi titulaire et à l'amélioration des conditions d'emploi des agents contractuels dans la fonction publique, à la lutte contre les discriminations et portant diverses dispositions relatives à la fonction publique
  • Chapitre III du titre Ier de la loi n 2012-347 du 12 mars 2012 relative à l'accès à l'emploi titulaire et à l'amélioration des conditions d'emploi des agents contractuels dans la fonction publique, à la lutte contre les discriminations et portant diverses dispositions relatives à la fonction publique

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Accès au grade hors classe des psychologues de la fonction publique hospitalière

Une fois titulaire, le psychologue de la FPH est payé sur la base de la grille indiciaire des psychologues de classe normale. Pour accéder au grade de hors classe, il faut être au moins au 7échelon dans la grille de classe normale. Puis un système de quota s'applique.
C'est l'arrêté du 11 octobre 2007 (modifié) qui fixe le taux de promotion applicable.
Depuis l'arrêté du 10 octobre 2012 (valable pour 3 ans), ce ne sont plus 6, mais 12% de la cohorte des psychologues au moins au 7 échelon (calculé sur l'effectif de chaque centre hospitalier) qui peuvent passer hors classe.
L'arrêté du 2 juin 2014 confirme ce taux, celui du 20 mars 2015 laisse ce taux "non défini" et celui du 29 mai 2015 fixe ce taux à 12% pour 2015, 11% pour 2016 et 10% pour 2017.

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Entretien d'évaluation (entretien "professionnel") des psychologues de la fonction publique hospitalière

Depuis 2010, une expérimentation de l' "entretien professionnel" est rendue possible dans les hôpitaux en lieu et place de la notation pour les personnels non médicaux dont les psychologues de la fonction publique hospitalière.

En résumé le supérieur hiérarchique direct conduit un entretien qui porte sur :

  • Les résultats professionnels obtenus par l'agent (par rapport aux objectifs fixés l'année précédente).
  • Les objectifs pour l'année à venir.
  • La manière de servir.
  • Les compétences acquises.
  • Les besoins de formation
  • Les perspectives en termes de carrière et de mobilité.

Ce sont les arrêté et décret du 29 septembre 2010 et la circulaire nDGOS/RH4/2012/14 du 12 janvier 2012 qui en fixent les modalités.

Sur la question de la notation, c'est l'arrêté du 6 mai 1959 qui fixe les modalités (article 2 : le supérieur hiérarchique fournit un avis écrit à l'autorité investie du pouvoir de nomination) et les critères évalués (au nombre de 5).

L'article 65 de la loi n86-33 du 9 janvier 1986 indique que le pouvoir de fixer les notes et appréciations générales exprimant la valeur professionnelle des fonctionnaires est exercé par l'autorité investie du pouvoir de nomination (le directeur), après avis du ou des supérieurs hiérarchiques (le directeur aussi), comme nous le verrons ci-après.

Il faut noter la décision n04NC00897 de la Cour Administrative d'Appel de Nancy du 22 juin 2006 qui considère que le directeur ne peut pas déléguer son pouvoir hiérarchique aux médecins chefs, ni le pouvoir de procéder à leur évaluation professionnelle en vue de procéder à leur notation.
Il n'y a qu'un supérieur hiérarchique pour les psychologues à l'hôpital : le directeur, qui est donc la seule personne habilitée à conduire l'entretien d'évaluation.

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La question des délégations

J'ai trouvé peu d'écrits sur le thème de la délégation.
Cependant, de façon récurrente, j'ai lu qu'une délégation devait être écrite et (articles D 6143-33, 34 et 35 du code de la santé publique) mentionner le nom et la fonction de l'agent à qui la délégation est donnée, la nature des actes délégués et éventuellement des conditions et réserves (pour encadrer le plus précisément possible cette délégation).

En principe, une autorité administrative doit exercer ses compétences ; la délégation permet par exception qu'un acte puisse être exercé par quelqu'un d'autre, mais ce quelqu'un doit être compétent lui aussi sans quoi la légalité de l'acte accompli par délégation peut être attaquée légitimement au Tribunal Administratif.

Il existe ainsi la décision n04NC00897 de la Cour Administrative d'Appel de Nancy du 22 juin 2006 que je cite à la rubrique sur les entretiens professionnels (d'évaluation/notation).

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Remboursements des frais de déplacement

La question des frais de déplacements est traîtée par le décret n92-566 dans lequel on peut lire notamment que :

  • L'agent en mission (NB: il y a d'autres occurences que la "mission" mais c'est la plus courante) est celui qui se déplace hors de sa résidence administrative et de sa résidence familiale.
  • Il peut alors prétendre à une prise en charge de ses frais de transport ainsi qu'à des indemnités de mission telles que indemnité de repas et indemnité de nuitée (forfaits) en fonction des horaires où il est en mission (article 10).

Vous pouvez utiliser votre véhicule personnel notamment à condition d'avoir souscrit une police d'assurance garantissant de façon illimitée votre responsabilité dans le cadre d'une utilisation de ce véhicule pendant votre travail.

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Dispositions applicables aux agents stagiaires

Après la réussite au concours, il y a une période de stage qui précède la titularisation.
Ce sont l'article 37 de la loi 86-33 et le décret n97-487 du 12 mai 1997 qui traitent des dispositions applicables aux agents stagiaires de la fonction publique hospitalière.

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Actualités

Circulaires, décrets, lois, rapports...

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26 janvier 2017
Des recommandations et avis médico-économiques à la HAS

Entre autres mesures, l'ordonnance n°2017-84 du 26 janvier 2017 relative à la Haute Autorité de santé crée une nouvelle commission à la HAS, chargée "d'établir et de diffuser des recommandations et avis médico-économiques sur les stratégies de soins, de prescription ou de prise en charge les plus efficientes, ainsi que d'évaluer l'impact sur les dépenses d'assurance maladie".
Quelle traduction de cela en psychiatrie ?

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19 janvier 2017
Compte personnel d'activité, formation, santé et sécurité au travail.

Ordonnance n°2017-53 portant diverses dispositions relatives au compte personnel d'activité, à la formation et à la santé et la sécurité au travail dans la fonction publique.

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19 janvier 2017
Usage du titre de psychothérapeute

Ordonnance n°2017-50 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles dans le domaine de la santé : voir l'article 11 qui légifère sur l'usage du titre de psychothérapeute en France par des membres de l'Union Européenne.

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6 janvier 2017
Urgence médico-psychologique

INSTRUCTION N°DGS/VSS2/2017/7 du 6 janvier 2017 relative à l'organisation de la prise en charge de l'urgence médico-psychologique.
Un passage choisi : "En l'absence de psychiatre volontaire pour assurer la fonction de référent, la CUMP peut être coordonnée par un psychologue référent ou un infirmier référent désigné par l'ARS."

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27 décembre 2016
Organisation de l'urgence médico-psychologique

Parution de l'arrêté du 27 décembre 2016 fixant les modalités de l'organisation de l'urgence médico-psychologique.

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08 décembre 2016
Interdire la psychanalyse dans la prise en charge de l'autisme
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Rendre pénalement responsable un professionnel qui ne suivrait pas les recommandations de la HAS

La résolution du député Daniel FASQUELLE qui voulait empêcher strictement l'utilisation des approches psychanalytiques dans l'autisme et rendre pénalement responsables les professionnels ne suivant pas les recommandations de la HAS à ce sujet, a été rejetée lors des débats parlementaires du 8 décembre 2016 (lien vidéo).

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05 décembre 2016
Expérimentation remboursement consultations psychologues en libéral

L'article 68 (ex article 40) du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2017 (loi du 23 décembre 2016 de financement de la sécurité sociale pour 2017), après plusieurs lectures et un rejet par le Sénat le 1er décembre, a été adopté par l'Assemblée Nationale le 5 décembre 2016.
Les médecins généraliste, scolaire et pédiatre ou le psychologue scolaire pourront dès le 1er janvier adresser à des psychologues du secteur libéral des patients entre 6 et 21 ans qui sont en souffrance psychique. Pour éclairer cette disposition, je rappelle les propos de Mme Michèle DELAUNAY lors des débats du 27 octobre : [Si le médecin] décèle des signes inquiétants – autisme, maladie grave – il n'est pas question de participer à l'expérimentation, mais s'il considère que ce malaise est peut-être passager, qu'il n'est pas grave, une prise en charge par un psychologue clinicien à travers un certain nombre de consultations forfaitaires est possible.
Un décret doit préciser le financement de ces consultations et les modalités du suivi de cette expérimentation qui doit se tenir en Pays de la Loire, Grand Est et Île-de-France pour une durée de 4 ans et sur une cohorte de 2000 patients.
On peut craindre à terme une redéfinition des missions du psychologue hospitalier et/ou que les patients ne nécessitant pas de longues prises en charges ne soient plus vus par les CMPEA alors qu'il s'agit actuellement de la grande majorité de leurs patients (risque d'un basculement de la majorité de l'activité de la pédopsychiatrie publique vers le secteur psychologique libéral).

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Octobre 2016
Rapport relatif à la santé mentale

Un nouveau rapport sur la santé mentale est paru, issu des travaux de Michel LAFORCADE, directeur de l'ARS Nouvelle Aquitaine.
Voici un extrait choisi qui traduit une certaine conception de notre métier : "La fonction des psychologues doit être clairement précisée dans les établissements de santé comme dans les établissements sociaux et médico-sociaux : accueil de nouveaux patients, passation de tests, psychothérapies ou rééducations individuelles, aide au travail d'équipe. Elle doit être formalisée et adaptée aux besoins de la structure ; il est regrettable que la délégation de tâches, au sens de l'article 51 de la loi HPST, ne soit pas possible en faveur des psychologues puisqu'ils n'appartiennent pas à une profession de santé, même lorsqu'ils sont psychologues cliniciens." Ailleurs dans le rapport (page 72), l'auteur préconise de former les psychologues à conduire des entretiens d'accueil en CMP (nous sommes déjà formés à l'entretien psychologique, probablement veut-on nous faire faire d'autres types d'entretiens?).

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11 août 2016
Accès à l'emploi titulaire : prolongations.

Décret n°2016-1119 relatif à la prolongation des recrutements réservés permettant l'accès à l'emploi titulaire des agents contractuels de la fonction publique hospitalière.
Voir aussi les actus de mars 2015.

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21 juillet 2016
Du nouveau pour nos salaires.

INSTRUCTION N°DGOS/RH4/DGCS/4B/2016/237 relative à la mise en oeuvre de la réforme "Parcours professionnels, carrières et rémunérations" au bénéfice des personnels de la fonction publique hospitalière.

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