Réglementation de l'usage du titre de psychologue :
Article 44 de la loi n° 85-772 du 25 juillet 1985
et
Décret n° 90-255 du 22 mars 1990 fixant la liste des diplômes permettant de faire usage professionnel du titre de psychologue

L'usage du titre de psychologue en France est régit par l'article 44 de la loi n° 85-772 du 25 juillet 1985 portant diverses dispositions d'ordre social et le décret n° 90-255 du 22 mars 1990 fixant la liste des diplômes permettant de faire usage professionnel du titre de psychologue.
La profession est alors située au niveau de troisième cycle, issue d'une «formation universitaire fondamentale et appliquée de haut niveau en psychologie» : le psychologue est formé par la recherche pour la recherche, d'où en découle le temps de formation, information et recherche dans les statuts particuliers de 1991 en ce qui concerne la FPH.
Cela en fait «une profession [...] qui est dans une sorte d'autonomie disciplinaire par rapport aux autres professions et donc par rapport aux médecins» (interview du 25 octobre 2021 d'Emmanuel GARCIN «Psychologues, acteurs de Santé publique» par PsychologieWebTV ; voyez aussi l'interview du 30 juin 2021 de Yann DURMARQUE et Senja STIRN sur Les difficultés et les perspectives du statut juridique des psychologues et de leur exercice par le même média).

L'usurpation du titre de psychologue est un délit (infraction prévue par l'article 433-17 du code pénal).

Diplômes étrangers

Je n'ai pas de données juridiques particulières à fournir sur ce thème, mais comme on me pose parfois la question, je fais figurer un lien vers ces informations du Ministère de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche sur les demandes de reconnaissance des diplômes étrangers de psychologues.

Voici un lien vers le décret n° 2017-407 du 27 mars 2017 modifiant le décret n° 2003-1073 du 14 novembre 2003 relatif aux conditions de délivrance de l'autorisation de faire usage professionnel du titre de psychologue.

Voici un lien vers le décret n° 2015-623 du 5 juin 2015 relatif à certaines commissions administratives à caractère consultatif relevant du ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche et le décret n° 2020-1194 du 29 septembre 2020 portant renouvellement de la commission chargée d'émettre un avis sur les diplômes étrangers dont les titulaires demandent l'autorisation de faire usage professionnel du titre de psychologue.

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Inscription des psychologues au registre ADELI :
(Article 57 de la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 et circulaire DHOS/P 2/DREES n° 2003-143 du 21 mars 2003)
...
Bascule vers l'enregistrement dans le RPPS en 2022.

L'inscription au registre ADELI est instituée par l'article 57 de la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé. Cet article a modifié le premier paragraphe de l'article 44 de la loi n° 85-772 du 25 juillet 1985.
Les détails de son application ont été donnés par la (circulaire DHOS/P 2/DREES n° 2003-143 du 21 mars 2003 relative à l'enregistrement des diplômes des psychologues au niveau départemental).

Voir aussi :
l'arrêté du 12 juillet 2012 relatif à la mise en place d'un traitement de données à caractère personnel dénommé ADELI de gestion de l'enregistrement et des listes départementales de certaines professions et usages de titres professionnels (modifié par l'arrêté du 26 mai 2014).

En 2022, l'enregistrement des psychologues bascule vers le RPPS (Répertoire Partagé des Professionnels intervenant dans le système de Santé). Ce basculement est institué par l'arrêté du 18 avril 2017 modifiant l'arrêté du 6 février 2009 modifié portant création d'un traitement de données à caractère personnel dénommé « Répertoire partagé des professionnels intervenant dans le système de santé » (RPPS) : le site internet esante.gouv.fr indique que les numéros ADELI des psychologues basculent vers un numéro RPPS courant 2022. Le numéro RPPS est unique et pérenne et le numéro ADELI devient obsolète.
Ces dispositions sont précisées par l'arrêté du 23 septembre 2022 relatif à la mise en œuvre du « Répertoire partagé des professionnels intervenant dans le système de santé » (RPPS).

En juin 2024, je découvre qu'on m'a attribué un identifiant RPPS et que je figure dans l'annuaire RPPS (malheureusement avec des coordonnées obsolètes concernant la structure dans laquelle je travaille).

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Réglementation de l'usage du titre de psychothérapeute :
Décret n° 2010-534 du 20 mai 2010

L'usage du titre de psychothérapeute a fait lui aussi l'objet d'une réglementation : par décret n° 2010-534 du 20 mai 2010 (modifié) relatif à l'usage du titre de psychothérapeute.

Ce décret a été attaqué par des organisations professionnelles de psychologues, mais leurs requêtes ont été rejetées par décision du Conseil d'État en octobre 2011 (n° 341278).

Il a finalement été modifié le 7 mai 2012 et son application est précisée par l'instruction n° DGOS/RH2/2012/308 du 3 août 2012 (notamment modalités d'inscription au registre national des psychothérapeutes). Au travers de cette instruction, notre cursus de formation est supposé mieux reconnu désormais. Je note que cette instruction est classée thématiquement dans "Professions de santé"... les psychothérapeutes risquent donc d'être ajoutés à terme à la liste des professionnels de santé?

Pour les modalités d'inscription au registre national des psychothérapeutes, reportez-vous à l'arrêté du 9 juin 2010 modifié.

Pour information, c'est l'arrêté du 8 juin 2010 modifié qui statue sur la formation en psychologie clinique conduisant au titre de psychothérapeute et les modalités d'agrément des établissements qui souhaitent dispenser cette formation.

Concernant les conditions d'usage du titre de psychothérapeute par les titulaires de diplômes délivrés par des États membres de l'Union Européenne, de l'Espace Économique Européen et de la Confédération suisse, vous pouvez vous reporter à la circulaire n° DGOS/RH2/2012/431 du 24 décembre 2012.
Voyez aussi l'article 11 de l'ordonnance n° 2017-50 du 19 janvier 2017 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles dans le domaine de la santé.

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Actualités
(Circulaires, décrets, lois, rapports, colloques, etc.)

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16 décembre 2025
Proposition de loi visant à intégrer les centres experts en santé mentale dans le code de la santé publique.

Proposition de loi visant à intégrer les centres experts en santé mentale dans le code de la santé publique, déposée le 27 février 2025.
Cette proposition de loi vise à confier à la fondation FondaMental la coordination médicale et scientifique de ces centres experts.
La fondation FondaMental et ces centres experts ne sont pas exempts de critiques de la part des professionnels de la santé mentale [ (1) (2) (3) (4) (5) (6) ].
La discussion en séance publique de cette proposition de loi est prévue le 16 décembre 2025.

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1er décembre 2025
Actualisation des PTSM.

Instruction n° DGOS/P3/DGS/SP4/DGCS/SD3B/DMSMP/2025/129 du 1er décembre 2025 relative à l'actualisation des projets territoriaux de santé mentale.
Les 6 priorités restent inchangées : le repérage précoce et l'accès au diagnostic, la structuration de parcours de soins et de vie sans rupture pour les personnes vivant avec un trouble psychique sévère, l'accès aux soins somatiques, la prévention et la prise en charge des situations de crise, l'accès aux droits, les actions sur les déterminants de santé mentale.
Les PTSM doivent aussi : organiser les conditions de la prévention et de la prise en charge des situations de crise et d'urgence, intégrer un volet spécifique « enfants-adolescents » et tenir compte des populations aux besoins spécifiques telles que les personnes âgées, les personnes en situation de handicap, celles placées sous main de justice ou en situation de précarité, les personnes souffrant de conduites addictives, les personnes souffrant d'un psychotraumatisme, les familles nécessitant un accompagnement à la parentalité ou encore les personnes isolées, les personnes vivant avec un trouble du neurodéveloppement.

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6 octobre 2025
Avis du contrôleur général des lieux de privation de liberté : la pédopsychiatrie.

Avis du 6 octobre 2025 relatif aux enfants privés de liberté dans les établissements de santé mentale.

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3 octobre 2025
DGOS : pistes de réflexion en vue de l'élaboration d'un plan d'attractivité pour les psychologues de la FPH.

Le tract UFMICT intitulé "UNE RENCONTRE PEU CONCLUANTE AVEC LA DGOS !" nous informe des pistes de réflexion de la DGOS en vue de l'élaboration d'un plan d'attractivité pour les psychologues de la FPH.
Au menu : la proposition de créer un 3ème grade pour les psychologues qui auraient des fonctions de coordination, avec un différentiel de 44€ (est-ce un biais pour ré-introduire l'idée d'un N+1 dont la profession ne veut pas ?), une évaluation réalisée par les médecins (alors, quid de l'instauration d'un rapport hiérarchique de notre profession avec les médecins ?), borner le FIR par des critères de performance (appliquer la technique de management du "reporting").
À l'ère du tout numérique, j'y perds un peu mon latin. Afin de vous épargner un effort et de vous faire profiter de mes ressources livresques, je suis allé rechercher la définition du mot "attractivité" dans ma splendide édition du nouveau Larousse encyclopédique en 2 volumes, édition de 2003 : et bien figurez-vous que ce mot n'y figure pas. Ceci explique cela : j'ai dû me faire des idées en imaginant que ce terme pouvait avoir une parenté avec "attractif", "attrayant", "attrait". Pardon d'avoir encore une fois dérogé au ton habituel de mon site internet, qui se veut informatif. Cela se reproduit souvent en ce moment : les attaques contre la profession et nos statuts se répètent actuellement.

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